La maturité spirituelle

L’éveil à une spiritualité authentique est une expérience inespérée qui nous propulse bien au-delà de nos programmations limitatives si savamment renforcées au cours de notre vie. Découvrir le moi véritable siégeant aux confins de nous-mêmes, établit dans la plénitude de la conscience pure, demeure en effet un délice que nulles autres expériences terrestres ne peuvent égaler. L’éveil entraîne une forme d’ivresse, unImage associée état béatifiant qui nous révèle le sens caché de l’existence et de nos possibilités inconcevables. Mais dès que les premières expériences spirituelles ont fait leur œuvre miraculeuse sur nous, la longue route vers la sagesse ou la pleine maturité, s’élance vers les cimes où nul nuage terrestre ne peut assombrir la lumière de l’Éternel. Le chemin de la maturité spirituelle est une longue intégration des enseignements de la sagesse éternelle. Il implique une assimilation dans le cœur des lois spirituelles et une cohérence irréprochable envers elles. L’éveil à notre pouvoir inné est une chose et la sagesse en est une autre. En vérité, sans sagesse la spiritualité peut aisément nous faire déraper dans le délire, le déni et la fabulation. Le but de notre quête à tous est de réaliser une plus haute sagesse et la révélation des grands secrets de la vie et de la mort ne suffisent pas à faire des nous des êtres forts, matures et aimants. Pour réaliser une haute émancipation il demeure incontournable que l’esprit soit entraîné à la vacuité et que les émotions soient purifiées. La pratique de la méditation demeure « l’art sans âge » qui conduit à ces états de grâce. En effet, le recueillement quotidien dans « le temple du cœur » permet l’émergence progressive de la sagesse l’âme. Lorsque le cœur s’ouvre, que le silence s’établit et que l’ego se retire, nos richesses enfuies émergent de notre nuit. Une femme ou un homme doué de maturité spirituelle demeure avant tout un être qui fait l’expérience continuelle de son identité supérieure. L’immaturité de l’ego s’efface paisiblement sous la lumière du grand moi ; « le souverain caché », détenteur de la sagesse salvatrice. Lorsque nous retirons les vêtements de notre ego que sont les peurs, les dépendances et le besoin de pourvoir, nous découvrons en nous une force qui n’a besoin de rien. Se spiritualiser reste avant tout se départir de ce qui nous encombre et qui retient la lumière du dedans. C’est donc une démarche qui aboutira au retrait du système de pensées de victime si déresponsabilisant et  à une prise en charge de son pouvoir de créer sa vie.

Résultats de recherche d'images pour « la maturité spirituelle »Dans son sens plus profond, la maturité d’un être relève de l’étendu de l’expérience de l’âme. Néanmoins, l’âge physique d’une personne est une bien pauvre indication pour déterminer son degré de maturité. En définitive, cela n’indique pas grand-chose car ils sont plus que nombreux à traverser leur vie sans se questionner et sans ressentir le besoin de s’améliorer. L’amour, la force et la sensibilité nous en dit long sur la place qu’une personne occupe sur l’échelle évolutive. L’âge d’un être correspond au nombre d’incarnations et d’expériences qu’a traversé l’âme au cours de sa longue épopée terrestre. Il existe donc des âmes plus anciennes que d’autres qui se manifestent à travers des personnalités plus matures que d’autres. Les indiens qui savent si bien reconnaître ces âmes les appellent « les mahatmas » ou les grandes âmes. Autant il faut de temps à la nature pour transformer un charbon en diamant, autant il en faut pour élever l’être humain à une haute sagesse.

Notre maturité correspond à ce que nous connaissons de nous-mêmes. De nos limites, de nos possibilités, de notre divinité et du sens de nos vies. Elle est également liée à notre sens des responsabilités et à notre faculté de nous assumer pleinement. L’être sage est conscient de son pouvoir créateur. Il reconnaît qu’il demeure l’artisan de son succès comme de son malheur. Il sait libéré de ses programmations limitatives et du sentiment d’être victime, par une quête sacré de lui-même. Il n’exige plus rien de personne, il ne demande plus rien, il ne revendique plus rien.

Paul Beaudry