La réincarnation

La sagesse éternelle nous enseigne que chaque parcelle de vies, depuis l’atome minérale le plus vil, devra dans un processus d’une splendeur incommensurable et d’une durée inconcevable pour un mortel, s’élever à travers les règnes de la nature et croître vers des degrés d’intelligence hors de compréhension par le processus réincarnatoire.

Ainsi, l’atome possède en lui-même les agrégats des principes divins lui conférent la possibilité de se transmuter et de s’édifier éternellement vers la Lumière Originelle d’où toutes choses sont issues. Chaque parcelle de substance est, lorsque livré à la manifestation, sujet à obéir à l’évolution afin de manifester d’une façon croissante son potentielle divin en latence. L’homme est l’exemple parfait de de cette potentialité divine en devenir. Ayant traversé des cycles sans nombre et connu une myriade de formes, il représente le chef d’œuvre de l’évolution etRésultats de recherche d'images pour « réincarnation » l’exemple de ce que toutes unités de conscience deviendront.

Toutes choses a une durée limitée par la conscience qui l’habite. Chaque membre de l’espèce humaine est, par conséquent, sujet à une durée de vie limitée par elle même. Incarnation, appropriation, adaptation, développement, décrépitude et mort, voilà les étapes à travers lesquelles l’homme devra passer au cours d’une vie. Le principe des cycles et de la durée limitée est omniprésent dans la nature. Nous n’avons qu’à observer les végétaux, les animaux et à une plus grande échelle, le mouvement diurne de la terre avec ses jours et ses nuits. L’immortalité des organismes vivants signifierait la fin de l’évolution ou une vie statique sans perfectionnement. Or, cela est contraire à la grande loi de l’évolution dans l’univers. Tout se meut et cela n’a absolument pas de finalité.

La principe de l’incarnation d’une âme dans une forme physique et son retrait de cette dernière lorsque devenu désuète se compare à une vague de l’océan qui se retire après s’être offerte au rivage. La vague, bien que singulière et distincte des autres dans sa masses et sa taille, appartient au tout océanique auquel elle retourne après avoir manifester sa particularité. Comme les vagues de l’océan, l’âme humaine obéit au mouvement du souffle d’une vaste Vie qui la dépasse et la régit. Incarnation dans la forme et retrait de cette dernière lorsque l’apprentissage nécessaire est complété, voilà à quoi nous sommes soumis d’une façon irréfutable. La loi des cycles incarnatoires gouverne tout ce qui habite une forme dense. Du mollusque le plus inconscient, en passant par l’insecte, l’animal, l’homme et la planète. Pas un corps physique n’est épargné par cette loi afin de permettre la progression des âmes.

Image associéeLa réincarnation des âmes n’est pas un châtiment de Dieu, mais une loi de la nature qui veille à l’évolution de ses règnes. Nous nous réincarnons, non pas pour nous punir, mais bien parce que nous n’avons d’autres choix que d’apprendre et de progresser. Notre niveau d’intelligence ne nous permet pas de choisir le quand et le comment de notre incarnation. Nous obéissons inconsciemment à cet appel intérieur qui nous incite à revenir occuper des corps différents et profiter d’expériences multiples.

La réincarnation est en fait le processus par lequel l’âme s’appropriera différentes enveloppes d’énergies dans le but de mieux agir et réagir dans le plan physique. Pour que l’âme, située sur son niveau exalté, puisse expérimenter la dimension matérielle, elle doit rassembler l’énergie appropriée à l’aventure à venir. Ainsi, dans sa descente dans la matière, l’âme s’occulte derrière des manteaux d’énergies. Lorsque le dernièr manteau ; le corps physique est constitué, l’âme demeure complètement emprisonnée dans une forme absolument inadaptée à sa nature illimitée. L’âme infinie habite alors un corps fini. Tout cela nous démontre pourquoi la grande majorité d’entre nous sommes inconscients de la présence de l’âme et du dessein qu’elle poursuit à travers la forme humaine.

Paul Beaudry, Mourir et renaître, Le Dauphin Blanc, 2004